Repartir de zéro

time-for-a-change-2015164_1920.jpgEn juin, sûre de moi, je savais enfin où j’allais. J’étais gonflée de certitudes et aussi pleine de nouvelles aventures. Je suis quelqu’un qui fonctionne par passion.  Sans forcément poser mes choix et avoir une vision pragmatique et objective.

Je me voyais au Canada, trouver un job rapidement, faire mes formations en un an et devenir accompagnatrice de vie.

Mais parfois, il est bon de s’arrêter et de laisser l’intellect poser la passion.

Ce qui m’a mis une claque est bizarrement ma recherche d’une relation stable. C’est là que je me suis rendue compte que certes je clôturais des cycles mais pour autant je n’étais pas encore à zéro.

J’ai encore quelques dettes financières à régler, je dois aussi continuer de me libérer de mon surplus d’affaires (vêtements, bijoux, cartons à vider).

Et aussi apprendre la prospérité, à vivre avec ce que j’ai. C’est vraiment tout un mode de vie à revoir. Et malgré mon désir d’arriver à destination, j’ai honnêtement encore du chemin à parcourir pour vraiment arriver à un point zéro.

Et je pense qu’il faut d’abord que j’arrive à tendre vers ce point zéro, vers ce nouvel équilibre, pour repartir sainement vers mes nouveaux projets.

Le chemin me semble souvent long. Avoir 32 ans et n’avoir rien de tangible me semble souvent difficile à assumer. Or je pense qu’ici c’est une question de regard et de pression de la société. Pour les critères de la société, je n’ai rien :  pas de biens, pas de compagnon/compagne, pas d’enfant(s), pas de boulot. Mais quand on regarde mon parcours et surtout mon parcours personnel, ma remise en question, j’ai fait un long chemin. Je n’ai pas eu peur de me remettre en question de me questionner de faire des choix et de continuer à me confronter à mes peines ou mes échecs. Et cela pour moi est une vraie richesse, qui me rend atypique.

Et je dois voir mon parcours comme une force et en être fière plutôt que céder à la pression et aux attentes de la société.

En disant cela je pense à certaines de mes amies qui me diraient « girl power » et elles ont raison.

C’est mon parcours et ma richesse. Et c’est ce qui me permet d’être bienveillante et désintéressée par les autres.

Il est temps de l’être pour moi.

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