Hier, j’ai eu mal au cœur…

Hier soir, j’ai eu mal au cœur… à nouveau. Cela faisait longtemps. Je ne parle pas du petit mal au cœur, je parle d’un mal au cœur qui marque la fin de quelque chose et en même temps qui confirme aussi que je me suis à nouveau ouverte à la possibilité de l’amour. C’est un cadeau, j’en ai conscience dans ma tête. Ce que je ressens est porteur d’espoir pour moi. Mais j’ai mal. J’ai mal et aujourd’hui, j’aimerais juste ne pas avoir mal. Que mon cœur ne soit pas douloureux émotionnellement et physiquement.

Mon cœur est lourd parce qu’il faut mettre fin à une relation qui n’a pas d’avenir. Mais aujourd’hui, j’aimerais tellement croire à une illusion, croire que mettre fin n’a pas de sens, qu’il y a encore un éventail de possibles. Mais ce n’est pas le cas. Mardi, j’ai cédé à mon envie d’illusion, à ce besoin de ressentir cet amour, cette protection illusoire. Alors je lui ai écrit. Et il n’a pas su répondre. Ce n’est pas de sa faute, je savais qu’il ne saurait pas le faire. Mais j’ai voulu croire à ses mots, à ses promesses. Parce que j’avais mal, parce que parfois être indépendante et forte ne suffit pas, parce que plus le temps passe et plus ma vulnérabilité s’exprime. Et donc mon besoin acté d’être protégée parfois, d’être soutenue souvent. Et puis il y avait la possibilité malgré tout de ressentir quelque chose. S’il n’était pas capable d’être un soutien, j’aurai cherché la bagarre. C’est un travers que je connais et que j’exploite souvent. Aux dépends des autres. J’oriente la conversation pour qu’elle devienne tendue, qu’elle se transforme en une dispute. Et ainsi je ressens, il y a comme une connexion entre mon corps et ma tête. Et cela me permet aussi de retarder le moment de l’introspection. J’évacue un peu de la tension qui est en moi. Cette colère si souvent présente et si peu exprimée.

Mais cette fois-ci, je n’ai pas chercher à alimenter le conflit. J’ai essayé autre chose, le silence. Ne pas renouer un lien qui ne serait que toxique. Le fait d’être malade et donc très fatiguée m’a permis de beaucoup dormir et d’ainsi avoir peu de moments où je pouvais réfléchir et me confronter à ce que je ressens. Hélas, aujourd’hui je ressens. Mon cœur est lourd, ma gorge est nouée, j’ai l’impression de ne plus respirer. Je ne respire que par petits à-coups parce que respirer, c’est ressentir. Et là je ne suis pas sûre de vouloir ressentir la douleur de la fin.

D’avoir offert une seconde chance, cela m’a permis de vivre à nouveau cet amour adolescent, sans limite. Car celui qui m’aime n’a jamais aimé. Je suis sa première fois à bien des niveaux. Alors il m’a offert cet amour qui dit que tout est possible, que rien ne s’arrête. Cet amour ce n’est pas moi qui le ressentais, j’en étais le réceptacle. C’était agréable cet amour hors du temps, qui n’a aucune condition. Il m’aime telle que je suis, dans mon entièreté. C’est quelque chose d’intense, de fort, qui donne des ailes. Je pense que l’univers m’a offert une chance de vivre à nouveau cet amour adolescent, de clore ce chapitre qui était en suspend depuis une dizaine d’années. De laisser partir R. et tout l’amour que j’avais pour lui et qui était encore en moi. Comme pour beaucoup, mon premier amour n’a pas été éternel. Mais une parcelle était restée en moi et je m’y accrochais. En laissant cette seconde chance à T., j’ai pu revivre tout cela (en accéléré). Et ainsi je laisse enfin partir le passé. Je me sens apaisée au fond de moi quand je pense ou parle de ce premier amour. Il n’y a plus cette cloche de verre qui le mettait hors du temps. Mais qui aussi m’empêchait d’avancer, de m’ouvrir à ce que la vie et la maturité offrent. Je vieillis, j’apprends chaque jour à être moi, à vivre pleinement les différentes facettes de ma vie. Mais pour ce qui avait trait à l’amour et bien j’étais restée dans cet amour adolescent au-delà du réel.

Aujourd’hui, je laisse tout cela partir. Je clos une attente qui n’avait pas de sens, je clos un chapitre. Alors bien sûr, j’ai mal. Je n’ai pas mal de clore le chapitre de mon premier amour car la douleur n’est plus là. J’ai mal de clore ce nouveau chapitre, cet embryon d’amour, cet espoir. Mais finalement, cela me prouve que je suis prête pour un nouveau chapitre. Et je sais que cela me mettra en joie quand enfin je le ressentirai dans mon cœur.

5 réflexions sur “Hier, j’ai eu mal au cœur…

  1. etoile31 dit :

    Faire un peu long à propos d’amour…., j’ai pensé à ce texte…:

    L’Homme sacré.

    Vous me demandez qu’est ce qu’un Homme sacré !

    Sincèrement, je ne peux vous parler que de ce que je vis et partage avec mon amoureux qui, pour moi, est un Homme sacré.

    En aucun cas, c’est LA définition c’est juste SA vibration.

    Pour commencer, un homme sacré vit en conscience. Il sent, il est à l’écoute de ce qui se passe en lui, dans son corps, dans son cœur.

    Il est sensible et il ne craint pas de se montrer dans sa vulnérabilité. Au contraire, il accueille ses émotions, ses larmes. Il va se laisser toucher par l’autre parce que l’Homme sacré ressent son lien d’union.

    L’Homme sacré vit intensément chaque instant bousculant les habitudes qu’il déteste, l’ennui qu’il fuit, car pour lui, ce n’est déjà plus être en vie !

    Cependant, il aime être seul, dans le silence, en pause. Il sait profiter de chaque instant.

    Il contemple la Vie sous toutes ses formes : amusé par ces deux mésanges qui chaque jour viennent sur l’arbre tel un rituel, comme ses arbres qu’il aime sentir après la pluie, … Le ciel étoilé qu’il respire pleinement chaque soir avant de fermer les volets.

    Il est ancré par son lien à la Nature, à la Terre. Il prends soin de celle ci sous diverses formes : écologie, engagement, nettoyage…

    L’Homme sacré s’émerveille de tout.

    Il aime la sexualité parce qu’avant toute chose c’est de l’Amour. C’est un partage joyeux, présent, à l’écoute de lui et de l’être aimé . Il accepte son plaisir, il ouvre ses sens et tout son corps participe.

    L’Homme sacré guide l’être aimé sur la Voie des caresses, de l’extase, de l’orgasme, de l’échange conscient en toute simplicité.

    Il encourage la Femme sacré à se laisser aller, à se laisser porter pour découvrir de nouveaux territoires de plaisirs, de sensualité jusqu’ici inexplorés.

    Il reçoit toute la gamme d’ondes énergétiques et orgasmiques de la Femme sacré comme un cadeau précieux.

    Il alterne douceur, tendresse avec puissance et force. Il sait s’abandonner dans les bras de l’être aimé.

    L’Homme sacré est un homme à l’écoute de ce qui s’exprime en lui.

    Il ne cherche pas la perfection, il est juste lui même dans son authenticité quelquefois désarmante. Il rit de lui même, il ne se prends pas au sérieux car il connaît les frontières de l’ego.

    L’Homme sacré est sensible, ouvert, généreux et empli d’une gentillesse profonde et sincère.

    L’Homme sacré est un éternel enfant du Ciel descendu sur terre pour rappeler que la Vie est un Jeu divin .

    Pour y jouer, il suffit de lancer les dés, d’ouvrir son cœur, d’oser être soi, de surprendre et de se laisser surprendre, de s’amuser avec respect et considération.

    Pour cet homme, la Vie est sacrée où l’Amour est l’essence primordiale qui s’exprime au travers de la Joie.

    Texte de Laurence Simonnet ✨

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      • etoile31 dit :

        Et le pendant de ce texte pour Madame….:

        « Chaque fois que j’entends un homme dire, « Elle est trop, trop sauvage, trop difficile à comprendre, trop compliquée, trop difficile à maîtriser, trop émotionnelle, trop dogmatique, ou folle », j’entends en fait « J’aurais brûlé son cul sur les bûchers de Salem. Elle est trop connectée à la Déesse. Je ne pourrai pas la dompter. Je ne la comprendrai pas. Je ne pourrai pas la garder. Elle n’aura pas besoin de moi. Elle est trop puissante et n’aimera pas les parties blessées de mon être »
        Au contraire, elle verra les parties de toi qui t’effraient et les aimera malgré tout. Une femme libérée t’aimera sans avoir jamais besoin de te changer. Elle se connectera à toi à un niveau primaire, aura besoin de ton corps quand elle se laissera consumer par son propre feu intérieur. Sa passion te fera capituler alors même que tu la verras bouleverser tout ton monde. En tant qu’amante, elle ne fera pas seulement l’amour à ton corps et à ton cœur, mais aussi à ton âme. Tu te demanderas comment c’était de vivre avant de la rencontrer. Elle t’irritera, et si tu réponds, ça sera encore pire. Quand vous vous réconcilierez, tu réaliseras à quel point tu te sentais mourir en imaginant la vie sans elle, mais elle t’a enseigné  ta force et comment ta vulnérabilité te rend courageux. Elle t’a fait comprendre que tu peux survivre à tout, même à la perdre, car elle t’a appris à croire en toi-même. Elle exigera encore plus de toi, et tu seras  heureux qu’elle ait su que tu avais cela en toi depuis toujours. Elle t’aimera violemment et t’enseignera de la même façon. De même, elle te nourrira et t’atteindra à un point qui te rendra inconfortable. Elle aimera le petit garçon craintif en toi, celui dont tu redoutes l’existence, et en le reconnaissant elle te fera sentir que ton vieux toi est mort, celui qui vivait dans le mensonge. La partie de toi qui ne se trouve pas assez bien émergera pour guérir, et elle verra à travers ta façade. Elle appuiera sur les boutons et te fera rentrer encore plus en toi-même. Elle te fera te poser des questions, te fera grandir et apprendre bien plus que tu ne le pensais possible. Elle te mettra au défi et ne sera jamais ennuyeuse. Elle t’excitera et t’exaspérera avec son audace qui la fait être complètement elle-même, e t pas seulement des bouts d’elle-même. Elle aura beaucoup de sentiments et tu ne sauras pas quoi faire, mais pas une seule fois tu n’oseras penser à la quitter car tu es étranger à la tragédie. Ses larmes t’effraieront et tu voudras la réparer, réparer ses problèmes, réparer le monde pour elle. Elle te rassurera en t’expliquant que c’est un moyen de s’exprimer et que cela n’est pas un signe de faiblesse, que tu peux pleurer quand tu es en colère, content, triste, ou sans raison du tout. Que les larmes sont comme un élixir pour l’âme, un catalyseur du lâcher prise, un signe de changement d’énergie.
        Ce sera une  chevauchée sauvage, une aventure qui te mènera au bord de toi-même. Avec cette relation, tu voudras assurer ton amour pour toujours, mais tu sauras que tu ne peux pas posséder une femme libérée, tu ne peux que l’aimer. Aime une sauvage. Laisse la t’ensorceler, t’enivrer, te stupéfier, te séduire, t’hypnotiser, t’enchanter et laisse la te libérer. »
        – Jenny Perry

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