Se laisser porter par les mots

Les mots se bousculent souvent dans ma tête, des articles se forment, s’écrivent. Mais disparaissent. Parce que je ne prends pas le temps de les coucher sur le papier. Et je me dis que c’est bien dommage. Alors, j’aimerais bien cette année ne plus laisser filer tous ces mots. Alors au choix, soit je me greffe un carnet, soit j’écris plus régulièrement.

Mais parfois, c’est difficile. Difficile de s’arrêter pour écrire, difficile d’organiser ses pensées, de suivre une idée. Les quelques blog que je suis, ou même les articles que j’ai écrit, à chaque fois nous partons sur une idée puis nous la développons. Mais là j’ai juste envie de laisser les mots glisser, s’emballer, reprendre juste le plaisir d’écrire.

Bon après cela peut vite tourner en rond. Ce qui n’est pas le but. Ni pour vous, mes lecteurs, ni pour moi. Et pourtant, voyons où les mots me portent.

De toute l’année 2020, je n’ai pas réussi à lire. Enfin, soyons plus exacte. Je n’ai pas réussi à entamer de nouveaux romans. J’en ai commencé plusieurs, mais impossible de les poursuivre. Alors, j’ai relu mes œuvres « pizza » qui appartiennent toutes à la catégorie « bit-lit » (littérature où on mord – je ne sais pas si la traduction est correcte mais l’idée est là). Cette littérature me permet de m’évader de la réalité. De la littérature facile (je veux dire dans le synopsis et le style de l’écriture) où il y a toujours les mêmes éléments : des vampires et/ou loups-garous, des femmes fortes, battantes mais qui à un moment assume leur vulnérabilité, des hommes stéréotypes du masculin qui eux aussi vont assumer leur vulnérabilité, l’amour entre eux. Et du sexe. Qui ferait rougir la trilogie des « Cinquante nuances ». Une vraie détente. Bien sûr, malgré tout, je lisais. Mais uniquement cette littérature. Impossible d’élargir à d’autres choix. Et ce n’est pas faute d’avoir acheter de nombreux romans.

Et voilà, arrive 2021. Une nouvelle dynamique. Et une envie de lire. Alors, j’ai commencé « Rouille » de Floriane Soulas. Un bonheur dans la lecture. Une héroïne amnésique mais qui a de la personnalité, un univers steampunk, des meurtres violents… Je prends vraiment du plaisir à ma lecture. Et je prends le temps de ma lecture. D’habitude, je lis très vite. Comme un manque de patience, une envie de savoir la fin très vite mais sans tricher. Mais là, je savoure, je veux prendre le temps de retrouver le plaisir des mots, me laisser emporter doucement dans un autre univers sans perdre pied avec ma réalité. Et c’est un bonheur.

2021 est aussi une année où l’écriture reprend sa place dans ma vie. J’ai un besoin d’écrire, de visualiser les mots qui prennent forment et matérialisent des pensées. Ce besoin d’écrire vient sûrement de ma formation de sophrologie où les phéno-descriptions (le fait de retranscrire ce qui s’est passé durant la séance) sont primordiales. J’ai de nouveaux carnets : « 5 ans de réflexions » qui est un journal à compléter sur cinq ans, « 3 ans de kifs » de Florence Servan-Schreiber. J’ai également deux carnets pour mes tirages : un pour mes tarots, un pour mes oracles sur le féminin sacré. Mon bullet journal 2021 prend forme et m’offre aussi une structure. Et enfin, un carnet où l’idée est chaque jour de choisir une citation, un mot, une phrase qui symbolise la journée qui vient de passer.

Je pense que je peux objectivement dire que 2021 est l’année où les mots symboliseront et matérialiseront ma créativité.

2 réflexions sur “Se laisser porter par les mots

  1. etoile31 dit :

    Les mots, l’écriture, la pensée, la lecture, l’infini des triptyques, des géométries, de l’imaginaire, de la rationalité, etc.
    Mais l’écriture, oui, l’écriture est fantastique (mieux que le plastique!!!). L’écriture est un élan, une énergie. Depuis la pensée, lorsque l’on se pose pour écrire, il convient de trouver la condition physique et mentale-psychique idoine, et une fois cette harmonisation et synchronisation effectué, très simplement le fait d’écrire devient un état d’être, le fait d’écrire devient un acte.
    Écrire par exemple à propos du présent, à propos de sa vie, de son existence, à base d’un fait et/ou à base d’un évènement, écrire est d’une fluidité Extra-Ordinaire, dès lors que l’on se connait un minimum. Les mots viennent alors du corps, de la pensée et c’est justement dans cette relation et ce lien entre corps et mental entre matière et invisible que tout se joue, que tout prend sens et se matérialise dans l’écriture. À partir d’un évènement par exemple, on vit souvent une émotion. À partir d’une émotion, on trouve toujours dans une émotion la trace d’une mémoire, de la mémoire d’une émotion analogue ou autre déjà vécue. Il s’agit là d’un processus bien connu scientifiquement qui fait que nos cellules gardent trace indélébile de nos émotions.
    Retrouver et renouer avec cette mémoire cellulaire, physique autant que psychique, c’est renouer avec le contexte et les éléments de l’environnement dans lesquels l’émotion et l’évènement ont été vécus. Essayez et vous vérifierez rapidement par vous-même, il suffit de se souvenir, au hasard d’un moment fort de votre vie et de vous concentrer dessus quelques instants et de commencer à écrire à ce sujet et vous réaliserez vite de ce qui se passe alors en vous.
    Vous découvrirez alors ce que l’écriture révèle tout simplement de vous même et de votre propre histoire (lignées anciennes incluses). Cela est fascinant et très concret, très simple.
    https://www.franceculture.fr/oeuvre/memoire-et-emotions

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