Entre fatigue psychologique et besoin d’avancer

Je cherchais une image pour symboliser ce qui se passe en moi. En voyant cette photo, je me suis dit : elle est parfaite. Pourtant elle est très apaisante, très douce. Mais elle est aussi plus complexe qu’elle en a l’air grâce aux couleurs et à ce jeu de lumière. Et c’est pour cela que je sais qu’elle symbolise ce qui se passe en moi, qu’elle me symbolise moi dans sa globalité.

Je ne suis pas dans un tsunami d’émotions où tout est si intense et si difficile à appréhender. C’est plutôt quelque chose de doux, de léger, mais toujours présent. Je sens du coup que ce qui se passe en moi a bien plus d’impact, apportera plus de bouleversements dans ma vie, qu’un tourbillon intense d’émotions.

Je me sens si fatiguée. C’est une fatigue émotionnelle, mentale. Je me sens comme vidée. Et avec une impossibilité à remplir ce vide. Je me sens comme engourdie, parfois même déconnectée de mon corps. C’est pourquoi je trouve le flou de l’eau si illustrative de ce qui se passe en moi. Rien de violent, juste un flou léger, à la fois transparent et opaque. Je me sens engloutie.

Je ressens de la peur. Il y a une peur légère, toujours en moi, très présente. Elle est toute petite mais a un fort impact. Un peu comme ce bleu sombre à gauche de l’image. C’est juste là. C’est cette peur d’avancer, du nouveau. La lumière et ses rayons symbolisent pour moi ce nouveau. Si lumineux et pourtant si doux. Et cette luminosité prend toute l’image, parfois comme une léger voile, parfois comme une intense lumière. Et je peux faire ce que je veux, c’est-à-dire laisser prise à ma procrastination, rien n’y fait : les changements se font. Cela fait des mois que les nouvelles lune et les pleines lunes portent en elle ce changement, cet impératif de laisser le passé et d’embrasser ce qui arrive car cela va nous révéler. En douceur, mais quelle que soit ma posture face à cela, cela se fera. Et cela me fait vraiment peur car j’ai peur de ne pas y arriver, peur que si je me révèle ce soit synonyme d’encore plus de solitude, de décalage, d’incompréhension par rapport à ceux qui m’entourent.

La saison est aussi propice à une intériorité, un repli sur soi. Pour du repos, permettre à ce qui est en nous de se développer, commencer à créer un terreau propice à tout ce potentiel à venir. Et puis, comme vous avez pu le constater dans mes précédents articles, j’ai une tendance à être cyclique. J’ai des périodes très intenses où le mouvement est le centre de ma vie, et des moments de repli, de questionnements, de doutes. Avant, je combattais cela. J’essayais toujours d’être uniquement dans une dynamique « positive ». Mais cela m’a tellement fatiguée. Et c’était bien plus des montagnes russes, qu’un cycle. Or aujourd’hui, c’est vraiment plus un cycle, quelque chose de plus doux, de plus profond aussi. Et surtout qui me permet de mieux comprendre cette dynamique, ma dynamique. Et ainsi d’avancer sur mon chemin.

Et pourtant, malgré la saison, ma fatigue, je sens aussi en moi quelque chose qui est là, impatient, qui bouillonne, qui se réveille, une envie d’autre chose, une nouvelle dynamique. J’ai envie de reprendre mes lectures sur le développement personnel, de structurer mes projets, de m’alléger de ce poids que je porte depuis quelques années maintenant. Cette semaine, lors d’un dîner j’ai échangé avec ma voisine qui est actuellement dans une boulimie de lecture sur le développement personnel. Et c’était passionnant d’échanger avec elle, même si j’ai fini avec un mal de tête intense car beaucoup d’émotions, beaucoup de réveil intellectuel en moi.

Même si c’est difficile, mon premier pas est d’écrire cet article. Le second pas de travailler sur un cadre. Même si j’ai encore des difficultés à trouver sa forme, j’ai pris conscience qu’un cadre me permet de me structurer, de contenir ma procrastination, tout en me permettant des temps libres qui me nourrissent et m’offrent une structure pour m’épanouir. Je résiste encore au cadre car il me fait peur, j’ai encore cette idée reçue bien ancrée que le cadre c’est l’absence de liberté. Pourtant à chaque fois que j’en ai mis un en place, je me sentais épanouie, rassurée, bien.

La bonne nouvelle est que je suis à nouveau en télétravail pour quelques semaines. J’apprécie vraiment le télétravail qui me permet d’être dans mon cocon (même si cela a tendance à développer ma solitude et le fait d’être bien seule). Cela me fait également gagner du temps puisque déjà chez moi. Et j’aimerais profiter de ce moment un peu hors du temps pour travailler sur un cadre, tester différentes possibilités pour en choisir un et le mettre en place et laisser s’installer en douceur cette nouvelle dynamique pour mon bien-être.

Une réflexion sur “Entre fatigue psychologique et besoin d’avancer

  1. etoile31 dit :

    Il y a effectivement quelque chose de très profond dans cet « état d’être » comme vous nous en parlez,
    Les images sont très belles, je pense aussi à cette image d’automne qui illustre le bandeau d’en-tête de l’article ou du blog.
    Oui quelque chose de profond et que vous identifiez presque entièrement mais pas en en globalité, Vous n’êtes que globalité et tant que vous maintenez des réserves enfouies, la globalité de votre Être de trouve entravée, engluée et cela ressemble selon les saisons et les cycles à un bourbier comme vous le décrivez ou bien, ou à un labyrinthe en ruines d’absence lesquels vous évoluez par périodes.
    En progressant comme vous le faites, vous ne pouvez que faire le tour du cadre ou de la zone d’enfermements comme là encore vous en parlez si bien.
    Mais comme vous pouvez le constater, il y a de nombreuses dimensions, tout n’est pas seulement à la verticale et à l’horizontale, il a bien d’autres dimensions et bien des anfractuosités, des mondes et des failles,
    En cheminant et en expérimentant, vous rassemblez tout ce qui est épars de vous même et de votre globalité,
    Les peurs sont des entraves efficaces et utiles pour beaucoup, peurs et entraves qui ne sont au final que des légers rubans qui se défont dès lors que l’on en identifie leurs emplacements, leur localisation. La peur se dissipe dès qu’on la franchit, car c’est l’inconnu qui fait peur, et lorsque la part d’inconnu est identifiée et bien la peur s’évapore tout naturellement, il sagit de connaître en agissant,
    Il n’y a que vous pour savoir, et on est effectivement absolument seul dans cette réalisation de soi, pas besoin de techniques particulières, il suffit de se nourrir comme vous le faites très bien, depuis que l’on vous connaît.
    L’amour et le corps, la Chair la sexualité sont des clés, l’art favorise l’ouverture à différents points de vue, les archétypes aussi, et il ne suffit pas d’en connaître les listes où les analyses de chacun d’eux, mais bien de s’en approprier leurs sens profonds. Ce sont des ingrédients qu’il convient de réunir en cheminant, par le fait de vivre, par soi et avec les autres,
    Eu puis il faut dire que nous avons été et que notre sommes conditionnés depuis des millénaires, depuis l’Antiquité en fait, de manière très sophistiquée et très efficace pour faire de nos dès objets et des sujets dans des intentions très concrètes et très organisées, il n’y a qu’à observer le fait du patriarcat, mais c’est loin, très loin d’être le seul exemple,

    J’ai récemment lu un article passionnant à ce sujet, si cela vous intéresse, il est un peu long et il évoque (à des visées thérapeutiques le phénomène des « colonisations ». Sidérant de clarté,

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